Violence et féminisme dans Big Little Lies

C’est sur le conseil d’une amie que j’ai commencé Big Little Lies, mini-série réalisée par Jean-Marc Vallée pour HBO, et adaptée du roman éponyme de Liane Moriarty. Sur le papier, j’avoue qu’elle ne m’intéressait pas outre mesure: me fiant aux divers résumés disponibles en ligne, je pensais qu’il s’agissait d’une énième mini-série policière comme on en a vu fleurir beaucoup ces derniers temps, et même le casting prestigieux ne m’inspirait pas une grande confiance. Mais j’ai fini par écouter mon amie et par tenter de regarder le premier épisode, un soir, par simple curiosité. Je ne sais plus exactement ce qui m’a fait comprendre que Big Little Lies allait bien au-delà ce que j’avais imaginé, mais il m’est assez vite apparu que j’avais sous-estimé cette œuvre et qu’elle méritait autre chose que mon indifférence.

Big Little Lies, c’est bien plus qu’une mini-série policière dans une petite ville huppée de Californie, où tout le monde a une maison d’architecte, un salaire exorbitant et une vue sur la mer. C’est bien plus qu’une énième histoire de meurtre ou qu’une version améliorée de Desperate Housewives avec casting grand luxe. C’est une série dramatique et sans enquête, un enchaînement de micro-événements qui se rejoignent dans le flot d’une grande violence. Et c’est, surtout, une série très féministe.

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