De l’intrication du féminisme & de la défense des objets culturels dits « populaires »

De l’intrication du féminisme & de la défense des objets culturels dits « populaires »

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps (merci! 🙂 ), vous aurez remarqué qu’il se concentre principalement sur deux axes : le féminisme et les objets culturels considérés comme « populaires » (séries télévisées et « mauvais genres » littéraires, principalement.) J’ai hésité, en créant ce blog, à le restreindre à seulement l’une de ces deux questions, dans un souci de clarté, de « ciblage » du lectorat… J’ai donc procrastiné un moment sur ma « ligne éditoriale » avant de me lancer. Et j’ai finalement décidé de traiter ces deux problématiques quand j’ai pris conscience de leur enchevêtrement. En effet, si les « mauvais genres » et les objets culturels populaires en général bénéficient souvent d’un traitement dédaigneux ou d’une invisibilisation, le phénomène prend une ampleur toute particulière quand on touche à des œuvres assimilées à une culture dite « féminine » : littérature sentimentale, comédies romantiques, magazines féminins, tutos make-up, etc. Dans le grand bain de fange où l’on traîne souvent les objets culturels populaires, les œuvres considérées comme « féminines » sont celles qui raclent le sol de plus près : elles reçoivent à la fois le mépris dû à leur statut « non-académique » et la condescendance misogyne. C’est de cela que je vous propose de discuter un peu dans cet article  – de la façon dont la culture considérée comme « féminine » écope toujours de la double peine.

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Classiques et « mauvais genres »: l’établissement d’un canon littéraire, des bancs de la fac à Booktube

Classiques et « mauvais genres »: l’établissement d’un canon littéraire, des bancs de la fac à Booktube

Récemment, Le Parisien a publié un article qui a fait bondir la twittosphère : Salon du Livre Paris: des inconnues devenues stars grâce aux réseaux sociaux. Je vous laisse aller lire le billet si cela vous chante, mais soyez prévenu.e.s, e ne sera probablement pas sans grincements de dents, car on y retrouve une critique extrêmement condescendante de Booktube et de Wattpad, mâtinée de mépris pour les littératures de l’imaginaire, pour young adult, et pour les lectrices en général (car oui, l’article est aussi très sexiste.) Un texte d’autant plus horripilant qu’il effectue des confusions nombreuses (Booktube/Wattpad), propose des définitions bancales montrant une profonde méconnaissance du sujet (notamment en ce qui concerne la dystopie) et dénigre Robin Hobb de façon complètement gratuite (et sans aucun lien avec le thème abordé.) Et je ne vous parlerai même pas des maladresses stylistiques (comme quoi, avoir lu Sagan ne garantit pas de savoir s’exprimer dans un français correct.)

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