La Luciole Littéraire, épisode #010 : Ma Double vie (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #010 : Ma Double vie (Streetcast)

Déjà le dixième épisode du streetcast ! Dans celui-ci, je vous présence Ma Double vie, l’autobiographie de « la Divine » Sarah Bernhardt, dont je vous parlais déjà dans le premier épisode du streetcast. Première « star » au sens moderne du terme, elle a interprété des rôles emblématiques sur les planches de l’Odéon et de la Comédie française, travaillé comme infirmière militaire pendant la guerre, voyagé dans le monde entier pour faire entendre sa voix, et défrayé la chronique par sa vie tumultueuse et son caractère bien trempé. J’ai été passionnée par son autobiographie, qui propose une véritable fresque du monde artistique du tournant du siècle, et qui se lit avec beaucoup de plaisir grâce à style à la fois vivant et élégant. J’espère que la présentation de ce personnage hors du commun vous intéressera!

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Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

Cette année, au moment de la mort de Karl Lagerfeld, nous avons été nombreux.ses à voir passer des photos de sa spectaculaire bibliothèque, empilement impressionnant de centaines de livres rangés d’une manière très esthétique. Lors de la diffusion de ces images, j’ai vu naître, sur les réseaux sociaux, des discussions assez variées, de ceux et celles qui s’extasiaient devant cette architecture bibliophile aux autres qui soulignaient la dimension peu pratique de ce rangement, et aux autres encore qui critiquaient l’extrême matérialisme de ce rapport à la lecture, directement fondé sur la possession. Ces différents échanges m’ont particulièrement intéressée. Le minimalisme est en effet dans l’air du temps : sans même parler de Marie Kondo (dont la démarche n’est d’ailleurs pas tout à fait minimaliste, d’après ce que j’ai compris) ou des autres théoriciens et théoriciennes du rangement, qui ne représentent que la façade « visible » du mouvement, je vois autour de moi de nombreuses personnes qui s’interrogent de plus en plus sur leur rapport à la consommation et aux objets. Et il s’agit, me semble-t-il, d’un questionnement nécessaire : dans un monde qui nous bombarde chaque jour d’incitations à l’achat, qui produit des milliers d’objets jetables, qui suscite des sensations de manque artificielles ou crée insidieusement des complexes pour pousser sans cesse le consommateur et la consommatrice à dépenser tout son salaire dans des babioles ou des cosmétiques, il est indéniablement utile de se remettre un peu en question quand on flanche de désir devant un nouveau gadget technologique ou un nouveau petit carnet. Comment envisager la passion pour la lecture, et le souhait constant d’enrichir sa bibliothèque de nouveaux livres, avec ce questionnement sur la possession matérielle et les habitudes de consommation ?

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