La Luciole Littéraire, épisode #007 : Les Jardins statuaires (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #007 : Les Jardins statuaires (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode, je vous parle d’une œuvre passionnante et atypique : Les Jardins statuaires de Jacques Abeille, premier tome du Cycle des contrées. Il s’agit d’une œuvre originale et très riche, entre fantasy, surréalisme et conte philosophique. Petit avertissement avant de commencer : il s’agit de mon « épisode de la honte« , puisque je fais une erreur monumentale au début du streetcast (l’œuvre a bien été publiée en 1982, pas en 1882!), et que le frottement de mon gilet contre le micro a occasionné quelques petits bruits désagréables au fil de l’enregistrement! Toutes mes excuses pour ces petits accrocs… J’espère malgré tout que mes bêtises ne vous empêcheront pas de vous intéresser aux Jardins statuaires, car il s’agit d’un texte passionnant qui aborde à la fois la question du choc culturel, de la civilisation, de la place des femmes et de l’organisation des structures familiales, mais aussi des questionnements plus philosophiques autour de la naissance de l’œuvre d’art et du travail de l’écrivain. C’est un récit profondément atypique, qui n’a pas trouvé son public au moment de sa première publication, mais qui a désormais trouvé une résonance particulière chez amateurs de fantasy, et qui nous permet réellement de nous questionner sur les notions de genres et de « mauvais genres. »

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Cocooning, bookstagram et tasses de thé : la lecture est-elle un divertissement ?

Cocooning, bookstagram et tasses de thé : la lecture est-elle un divertissement ?

C’est une lectrice de ce blog (merci à toi, Sarah, si tu passes par ici!) qui m’a donné l’idée de cet article, en commentant mon billet publié l’été dernier Lectures de vacances : le divertissement est-il consensuel ? Je m’attaquais, dans cet article, à l’idée traditionnellement répandue que les lectures d’été doivent être dénuées de tout challenge intellectuel pour pouvoir réellement divertir, et je suggérais qu’il pouvait être tout aussi plaisant de décortiquer une œuvre complexe. Sarah m’objectait dans son commentaire que considérer la littérature comme un divertissement était déjà quelque chose de gênant en soit : et je dois dire que je suis assez d’accord. N’est-ce pourtant pas cette conception de la lecture qui transparaît le plus aujourd’hui sur les réseaux sociaux, la lecture comme détente, comme moment de « hygge » ? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre clairement à cette question, mais j’ai estimé qu’il serait intéressant d’y réfléchir, et d’essayer de mettre des mots sur ma propre expérience de lectrice.

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Classiques et « mauvais genres »: l’établissement d’un canon littéraire, des bancs de la fac à Booktube

Classiques et « mauvais genres »: l’établissement d’un canon littéraire, des bancs de la fac à Booktube

Récemment, Le Parisien a publié un article qui a fait bondir la twittosphère : Salon du Livre Paris: des inconnues devenues stars grâce aux réseaux sociaux. Je vous laisse aller lire le billet si cela vous chante, mais soyez prévenu.e.s, e ne sera probablement pas sans grincements de dents, car on y retrouve une critique extrêmement condescendante de Booktube et de Wattpad, mâtinée de mépris pour les littératures de l’imaginaire, pour young adult, et pour les lectrices en général (car oui, l’article est aussi très sexiste.) Un texte d’autant plus horripilant qu’il effectue des confusions nombreuses (Booktube/Wattpad), propose des définitions bancales montrant une profonde méconnaissance du sujet (notamment en ce qui concerne la dystopie) et dénigre Robin Hobb de façon complètement gratuite (et sans aucun lien avec le thème abordé.) Et je ne vous parlerai même pas des maladresses stylistiques (comme quoi, avoir lu Sagan ne garantit pas de savoir s’exprimer dans un français correct.)

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