Cocooning, bookstagram et tasses de thé : la lecture est-elle un divertissement ?

C’est une lectrice de ce blog (merci à toi, Sarah, si tu passes par ici!) qui m’a donné l’idée de cet article, en commentant mon billet publié l’été dernier Lectures de vacances : le divertissement est-il consensuel ? Je m’attaquais, dans cet article, à l’idée traditionnellement répandue que les lectures d’été doivent être dénuées de tout challenge intellectuel pour pouvoir réellement divertir, et je suggérais qu’il pouvait être tout aussi plaisant de décortiquer une œuvre complexe. Sarah m’objectait dans son commentaire que considérer la littérature comme un divertissement était déjà quelque chose de gênant en soit : et je dois dire que je suis assez d’accord. N’est-ce pourtant pas cette conception de la lecture qui transparaît le plus aujourd’hui sur les réseaux sociaux, la lecture comme détente, comme moment de « hygge » ? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre clairement à cette question, mais j’ai estimé qu’il serait intéressant d’y réfléchir, et d’essayer de mettre des mots sur ma propre expérience de lectrice.

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La Luciole Littéraire, épisode #003 : Renée Vivien (Streetcast)

Comme annoncé dans le premier épisode du streetcast, Créatrices en 1900, je vous parle aujourd’hui de Renée Vivien, une autrice malheureusement plus célèbre pour sa destinée tragique que pour son œuvre littéraire. La « Sappho 1900 » a pourtant écrit de nombreux recueils de poèmes, quelques courts romans et plusieurs nouvelles, qui gagnent véritablement à être connues. Elle y aborde son amour pour les femmes et leur beauté, l’inversion des stéréotypes de genre ou encore l’émancipation féminine avec une plume très sensuelle – elle qui, pourtant, rejetait le matérialisme au point de souhaiter devenir pur esprit et d’effacer son corps.

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Du théâtre symboliste à l’anticipation féministe : les meilleures lectures de 2018

Oui, je sais, je suis très en retard, et les bilans lecture de 2018 commencent déjà à disparaître dans les timelines au moment où je publie cet article! Mais tant pis, je suis très heureuse de partager avec vous ce nouvel article parsemé de pépites littéraires. L’année dernière, je vous proposais 7 lectures favorites en 2017, et j’ai envisagé, cette année, de vous proposer les « 8 lectures favorites de 2018 » dans un pur souci de symétrie, mais la perspective des « 0 lectures favorites de 2020 » m’a quelque peu découragée! J’abandonne donc cette obsession des chiffres et vous livre dans cet article les lectures les plus marquantes de mon année 2018, sans aucun ordre de préférence, mais en essayant, malgré tout, de faire preuve d’un peu de diversité (littérature générale, littératures de l’imaginaire, théâtre, etc.). J’ai volontairement mis de côté les œuvres dont on a déjà beaucoup parlé cette année, comme les essais de Mona Chollet, par exemple, qui m’ont passionnée, mais qui ont déjà été commentés si souvent sur les différents réseaux que je ne vois pas ce que je pourrais en dire de plus. Et pour ceux et celles qui me suivent sur Instagram : j’ai repris le contenu de certaines de mes publications écrites sur le vif, car mes souvenirs de ces lectures sont parfois quelque peu lointains!

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La Luciole Littéraire, épisode #002 : Le Rêve du Celte (Streetcast)

Me voici de retour pour le deuxième épisode du streetcast, consacré à une lecture très marquante de mon année 2018 : Le Rêve du Celte, de Mario Vargas Llosa, auteur péruvien ayant reçu le Prix Nobel de littérature en 2010. L’œuvre se penche sur la biographie de Roger Casement, consul d’Angleterre engagé dans la lutte anticolonialiste ainsi que dans le combat pour l’indépendance irlandaise, et pendu pour haute trahison en 1916. Je profite de cet article pour répéter mon avertissement : il s’agit d’une œuvre très dure, qui revient en détails sur l’horreur de la colonisation et ne prend aucun détours pour relater des actes d’une grande violence. Je la recommande  pour son intérêt documentaire et pour les questionnements qu’elle offre sur les figures historiques controversées, mais je conseille malgré tout de la lire par fragments, de faire des pauses.

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La Luciole Littéraire, épisode #001: Créatrices en 1900 (Streetcast)

Une nouvelle aventure commence pour le blog ! J’ai en effet décidé de compléter le contenu que je publie ici par un streetcast, format que j’ai découvert récemment et qui m’a tout de suite enthousiasmée. Si vous ne le connaissez pas encore, le streetcast est un podcast au format court, enregistré de façon très minimaliste, juste avec une application smartphone et un kit mains libres. Pas de matériel spécifique ou de montage compliqué… Je n’avais donc aucune excuse pour ne pas me lancer! J’ai intitulé ce streetcast La Luciole Littéraire, pour faire pendant à ce blog, et je vous parlerai dans ces épisodes de mes impressions de lecture « sur le vif », ou de pensées diverses en rapport avec la littérature et l’écriture, sans préparation particulière. L’objectif est vraiment de fournir un contenu improvisé et naturel, aux antipodes des articles que je publie ici, que je prends beaucoup de temps à écrire, relire et corriger. Ces deux formats, articles rédigés et streetcasts improvisés, me semblent tout à fait complémentaires!

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De l’intrication du féminisme & de la défense des objets culturels dits « populaires »

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps (merci! 🙂 ), vous aurez remarqué qu’il se concentre principalement sur deux axes : le féminisme et les objets culturels considérés comme « populaires » (séries télévisées et « mauvais genres » littéraires, principalement.) J’ai hésité, en créant ce blog, à le restreindre à seulement l’une de ces deux questions, dans un souci de clarté, de « ciblage » du lectorat… J’ai donc procrastiné un moment sur ma « ligne éditoriale » avant de me lancer. Et j’ai finalement décidé de traiter ces deux problématiques quand j’ai pris conscience de leur enchevêtrement. En effet, si les « mauvais genres » et les objets culturels populaires en général bénéficient souvent d’un traitement dédaigneux ou d’une invisibilisation, le phénomène prend une ampleur toute particulière quand on touche à des œuvres assimilées à une culture dite « féminine » : littérature sentimentale, comédies romantiques, magazines féminins, tutos make-up, etc. Dans le grand bain de fange où l’on traîne souvent les objets culturels populaires, les œuvres considérées comme « féminines » sont celles qui raclent le sol de plus près : elles reçoivent à la fois le mépris dû à leur statut « non-académique » et la condescendance misogyne. C’est de cela que je vous propose de discuter un peu dans cet article  – de la façon dont la culture considérée comme « féminine » écope toujours de la double peine.

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Lectures de vacances: le divertissement est-il consensuel?

Il est venu le temps des pique-niques, des barbecues, des piqûres de moustique et des coups de soleil, et avec lui, dans le petit monde littéraire d’internet,  le moment des Summer PAL et des challenges estivaux. Les articles du type « 5 romans à lire cet été » ou « Le top 10 des livres à feuilleter sur la plage » fleurissent dans ma timeline plus vite que les marguerites dans mon jardin, et j’ai décidé de succomber moi aussi à la tendance en vous proposant aujourd’hui un billet pour discuter de ces « lectures de vacances. » Quels livres nous propose-t-on dans ce type de d’articles ? Quels romans associe-t-on à l’idée de détente, de « lecture plaisir », et ce concept même est-il valable? Et pour la touche personnelle : quels livres vais-je mettre dans ma valise cet été?

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Qu’est-ce qu’un « roman de gare »?

Le voici, le voilà! Sonnez hautbois, résonnez trompettes! L’article sur les best-sellers / romans de gare annoncé il y a des mois sur Instagram est enfin arrivé. Enthousiasme.

Celleux qui me connaissent savent bien que cette année, j’ai passé beaucoup, beaucoup de temps dans les gares, et notamment à la Gare du Nord. Celle-ci étant en plein travaux, la seule solution de repli pour ne pas attendre son train debout sous un panneau lumineux est d’aller traîner au Relai et de regarder les livres. C’est ainsi que je me suis aperçue que je n’avais lu, en fin de compte, quasiment aucune des œuvres présentées dans les rayons « meilleures ventes. » Ma curiosité naturelle a fait le reste: que sont, en vérité, les fameux « romans de gare » dont on entend si fréquemment parler comme s’il s’agissait d’un genre littéraire bien défini? De quel bois sont faits ces bouquins censés offrir, d’après l’acception courante, un divertissement facile? Je n’en savais rien. Je me suis donc lancée de le projet de lire plusieurs romans exclusivement trouvés dans les rayons « meilleures ventes » des gares que j’ai fréquentées ces derniers mois (Paris-Nord, Arras, Lille, Paris-Est.) Je ne peux bien entendu pas prétendre avoir fait une enquête exhaustive, mais j’espère que cet article présentera malgré tout quelques éléments de réponse à la question ultime: qu’est-ce qu’un roman de gare (suis-je la seule à me la poser?)

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Classiques et « mauvais genres »: l’établissement d’un canon littéraire, des bancs de la fac à Booktube

Récemment, Le Parisien a publié un article qui a fait bondir la twittosphère : Salon du Livre Paris: des inconnues devenues stars grâce aux réseaux sociaux. Je vous laisse aller lire le billet si cela vous chante, mais soyez prévenu.e.s, e ne sera probablement pas sans grincements de dents, car on y retrouve une critique extrêmement condescendante de Booktube et de Wattpad, mâtinée de mépris pour les littératures de l’imaginaire, pour young adult, et pour les lectrices en général (car oui, l’article est aussi très sexiste.) Un texte d’autant plus horripilant qu’il effectue des confusions nombreuses (Booktube/Wattpad), propose des définitions bancales montrant une profonde méconnaissance du sujet (notamment en ce qui concerne la dystopie) et dénigre Robin Hobb de façon complètement gratuite (et sans aucun lien avec le thème abordé.) Et je ne vous parlerai même pas des maladresses stylistiques (comme quoi, avoir lu Sagan ne garantit pas de savoir s’exprimer dans un français correct.)

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The Handmaid’s Tale: du roman contemplatif à la série chorale

Il y a quelques jours, j’ai enfin terminé de regarder l’adaptation de The Handmaid’s Tale, réalisée par Bruce Miller sur la plateforme Hulu. Comme beaucoup de lecteurs et de lectrices, j’ai toujours une petite appréhension avant de me plonger dans l’adaptation d’une œuvre que j’aime, d’autant que, comme je l’avais expliqué dans un précédent article, The Handmaid’s Tale me semblait, en bien des points, inadaptable. Mais une fois le cap du pilote passé, je dois avouer que j’ai avalé les 9 épisodes restants en quelques jours à peine, et que la série m’a laissée une impression très positive. Cependant, je n’estime pas m’être trompée en qualifiant le roman de Margaret Atwood d’inadaptable: en l’état, il l’est. Sa lenteur et son immobilité oppressante sont effectivement impossibles à retranscrire dans une série. L’univers du récit, en revanche, se prête tout à fait à une adaptation, et la série l’a parfaitement repris pour transformer le roman en une œuvre profondément différente, mais d’une grande qualité. Et c’est, à mon sens, le propre des meilleures adaptations: devenir des re-créations, apporter quelque chose de radicalement nouveau à l’œuvre d’origine, sans pour autant la dénaturer.

Attention, cet article contient des spoilers de la série et du roman!

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