La Luciole Littéraire, épisode #011 : Les Œuvres qui consolent (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #011 : Les Œuvres qui consolent (Streetcast)

Paris est une fête (Ernest Hemingway) en novembre 2015, Notre-Dame de Paris (Victor Hugo) aujourd’hui… Avez-vous remarqué, vous aussi, que depuis quelques années, nous allons collectivement chercher des œuvres littéraires pour répondre aux tristes événements de l’actualité ? Est-ce une stratégie commerciale pour remettre en lumière des œuvres « classiques » et mieux les vendre, ou un véritable besoin de réconfort ? Et que penser des romans « feelgood », censés nous procurer un soulagement immédiat ? Et vous, vers quels œuvres vous tournez-vous dans les moments difficiles ?

La Luciole Littéraire, épisode #010 : Ma Double vie (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #010 : Ma Double vie (Streetcast)

Déjà le dixième épisode du streetcast ! Dans celui-ci, je vous présence Ma Double vie, l’autobiographie de « la Divine » Sarah Bernhardt, dont je vous parlais déjà dans le premier épisode du streetcast. Première « star » au sens moderne du terme, elle a interprété des rôles emblématiques sur les planches de l’Odéon et de la Comédie française, travaillé comme infirmière militaire pendant la guerre, voyagé dans le monde entier pour faire entendre sa voix, et défrayé la chronique par sa vie tumultueuse et son caractère bien trempé. J’ai été passionnée par son autobiographie, qui propose une véritable fresque du monde artistique du tournant du siècle, et qui se lit avec beaucoup de plaisir grâce à style à la fois vivant et élégant. J’espère que la présentation de ce personnage hors du commun vous intéressera!

Poursuivre la lecture de « La Luciole Littéraire, épisode #010 : Ma Double vie (Streetcast) »

La Luciole Littéraire, épisode #009 : Publier un (premier) roman (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #009 : Publier un (premier) roman (Streetcast)

Hier, au moment d’enregistrer l’épisode hebdomadaire du streetcast, je publiais mon premier roman. Dans cet épisode, je vous parle donc de cette expérience, et de comment je l’ai vécue : qu’est-ce qui change après une première publication ? Comment traverse-t-on ce moment où le récit mouvant qui nous habite devient un objet tangible ? J’ai essayé d’aborder ces questions sous l’angle de la vie intérieure, il ne s’agit donc pas du tout d’un épisode de conseils pour jeunes auteurs et autrices (je n’ai d’ailleurs aucun conseil à donner!…) J’espère que ce streetcast un peu différent des autres, plus personnel et plus introspectif, vous plaira malgré tout – j’appréhendais un peu à l’idée de le publier !
Comme je le dis en fin d’épisode : si vous écrivez également, j’aimerais vraiment connaître votre impression concernant la publication, ou l’idée même de finir un récit, d’en écrire les derniers mots. Comment avez-vous vécu ce passage, ou comment l’envisagez-vous ? Craignez-vous un peu d’arriver à la fin ? N’hésitez pas à m’écrire (en commentaire sous cet article ou sur les réseaux sociaux) afin de partager votre expérience !

Poursuivre la lecture de « La Luciole Littéraire, épisode #009 : Publier un (premier) roman (Streetcast) »

Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

Cette année, au moment de la mort de Karl Lagerfeld, nous avons été nombreux.ses à voir passer des photos de sa spectaculaire bibliothèque, empilement impressionnant de centaines de livres rangés d’une manière très esthétique. Lors de la diffusion de ces images, j’ai vu naître, sur les réseaux sociaux, des discussions assez variées, de ceux et celles qui s’extasiaient devant cette architecture bibliophile aux autres qui soulignaient la dimension peu pratique de ce rangement, et aux autres encore qui critiquaient l’extrême matérialisme de ce rapport à la lecture, directement fondé sur la possession. Ces différents échanges m’ont particulièrement intéressée. Le minimalisme est en effet dans l’air du temps : sans même parler de Marie Kondo (dont la démarche n’est d’ailleurs pas tout à fait minimaliste, d’après ce que j’ai compris) ou des autres théoriciens et théoriciennes du rangement, qui ne représentent que la façade « visible » du mouvement, je vois autour de moi de nombreuses personnes qui s’interrogent de plus en plus sur leur rapport à la consommation et aux objets. Et il s’agit, me semble-t-il, d’un questionnement nécessaire : dans un monde qui nous bombarde chaque jour d’incitations à l’achat, qui produit des milliers d’objets jetables, qui suscite des sensations de manque artificielles ou crée insidieusement des complexes pour pousser sans cesse le consommateur et la consommatrice à dépenser tout son salaire dans des babioles ou des cosmétiques, il est indéniablement utile de se remettre un peu en question quand on flanche de désir devant un nouveau gadget technologique ou un nouveau petit carnet. Comment envisager la passion pour la lecture, et le souhait constant d’enrichir sa bibliothèque de nouveaux livres, avec ce questionnement sur la possession matérielle et les habitudes de consommation ?

Poursuivre la lecture de « Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ? »

La Luciole Littéraire, épisode #005 : Le Mur invisible (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #005 : Le Mur invisible (Streetcast)

Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel épisode du streetcast consacré à un roman magnifique : Le Mur invisible de Marlen Haushofer, un texte inclassable, entre fiction post-apocalyptique, récit de survie, nature writing, écoféminisme et introspection. J’ai découvert ce roman grâce à Diglee, illustratrice et autrice connue pour son engagement féministe, qui a partagé son coup de cœur pour cette œuvre via Instagram. La recommandation de Diglee a suscité une véritable émulation sur les réseaux sociaux, et ces dernières semaines, j’ai vraiment vu s’accumuler les messages et les stories concernant Le Mur invisible. D’après cet article du Huffington Post, Diglee aurait reçu plus de mille messages de ses abonné.e.s concernant le roman, l’œuvre est passée dans le top des ventes en littérature allemande sur Amazon, et s’est retrouvée très vite en rupture de stock chez Actes Sud, qui a dû commander une réimpression… Le Mur invisible est devenu un véritable phénomène. Et je dois dire que si, par le passé, ces « tendances littéraires » ont pu me rebuter, j’ai été, cette fois-ci, très heureuse que les réseaux sociaux me permettent de découvrir une œuvre aussi prenante et belle. Bookstagram dans tout ce qu’il a de meilleur!

Poursuivre la lecture de « La Luciole Littéraire, épisode #005 : Le Mur invisible (Streetcast) »

La Luciole Littéraire, épisode #004 : Les Sorcières de la République (Streetcast)

La Luciole Littéraire, épisode #004 : Les Sorcières de la République (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode du streetcast, je vous parle d’un roman d’anticipation féministe, Les Sorcières de la République de Chloé Delaume ! Je l’avais déjà mentionné dans mes lectures favorites de l’année 2018 car c’est vraiment une œuvre qui m’a enthousiasmée. J’ai apprécié la satire féroce du patriarcat et de la société de consommation, le style mordant, et surtout, la créativité formelle incroyable dont Chloé Delaume fait preuve au fil des pages. Poursuivre la lecture de « La Luciole Littéraire, épisode #004 : Les Sorcières de la République (Streetcast) »

Cocooning, bookstagram et tasses de thé : la lecture est-elle un divertissement ?

Cocooning, bookstagram et tasses de thé : la lecture est-elle un divertissement ?

C’est une lectrice de ce blog (merci à toi, Sarah, si tu passes par ici!) qui m’a donné l’idée de cet article, en commentant mon billet publié l’été dernier Lectures de vacances : le divertissement est-il consensuel ? Je m’attaquais, dans cet article, à l’idée traditionnellement répandue que les lectures d’été doivent être dénuées de tout challenge intellectuel pour pouvoir réellement divertir, et je suggérais qu’il pouvait être tout aussi plaisant de décortiquer une œuvre complexe. Sarah m’objectait dans son commentaire que considérer la littérature comme un divertissement était déjà quelque chose de gênant en soit : et je dois dire que je suis assez d’accord. N’est-ce pourtant pas cette conception de la lecture qui transparaît le plus aujourd’hui sur les réseaux sociaux, la lecture comme détente, comme moment de « hygge » ? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre clairement à cette question, mais j’ai estimé qu’il serait intéressant d’y réfléchir, et d’essayer de mettre des mots sur ma propre expérience de lectrice.

Poursuivre la lecture de « Cocooning, bookstagram et tasses de thé : la lecture est-elle un divertissement ? »