Les confessions d’une sérievore, épisode 1: ces séries que j’ai revues (bien trop) souvent

Celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent peut-être: je vous concocte plusieurs articles qui nécessitent un certain nombre de lectures et de recherches avant de pouvoir être écrits, et qui vont donc me prendre un peu de temps. Du coup, afin de ne pas laisser le blog à l’abandon trop longtemps, j’entreprends aujourd’hui de me lancer dans une petite série de billets plus « légers », Les confessions d’une sérievore, dans lesquels je vous parlerai à chaque fois de trois séries tout au plus, et que j’essaierai d’intercaler entre les chroniques sur Buffy (que j’aime toujours autant rédiger même si elles font partie de mes publications les moins lues.) Aujourd’hui, pour inaugurer la rubrique, je m’apprête à vous parler de ces séries mille fois revues, de l’automne à l’été, du petit déjeuner à la tisane nuit tranquille. Il ne s’agit en rien d’un plaisir nostalgique, puisque ayant grandi dans un foyer sans télévision, je n’ai découvert les séries qu’une fois adulte avec l’avènement du streaming. Il s’agira donc dans cet article de vous parler des fictions télévisuelles qui peuplent régulièrement mon écran depuis quelques années seulement, mais que je connais déjà quasiment par cœur et qui ne parviennent pas à me lasser.

Une petite précision avant de commencer: j’emprunte le terme de sérievore (plus amusant que sériephile!) à la chaîne Youtube Les Showrunners, que j’apprécie tout particulièrement, et qui m’a fait découvrir beaucoup de séries vers lesquelles je ne me serais jamais tournée spontanément (un grand merci s’ils passent par là!)

Lire la suite »

Violence et féminisme dans Big Little Lies

C’est sur le conseil d’une amie que j’ai commencé Big Little Lies, mini-série réalisée par Jean-Marc Vallée pour HBO, et adaptée du roman éponyme de Liane Moriarty. Sur le papier, j’avoue qu’elle ne m’intéressait pas outre mesure: me fiant aux divers résumés disponibles en ligne, je pensais qu’il s’agissait d’une énième mini-série policière comme on en a vu fleurir beaucoup ces derniers temps, et même le casting prestigieux ne m’inspirait pas une grande confiance. Mais j’ai fini par écouter mon amie et par tenter de regarder le premier épisode, un soir, par simple curiosité. Je ne sais plus exactement ce qui m’a fait comprendre que Big Little Lies allait bien au-delà ce que j’avais imaginé, mais il m’est assez vite apparu que j’avais sous-estimé cette œuvre et qu’elle méritait autre chose que mon indifférence.

Big Little Lies, c’est bien plus qu’une mini-série policière dans une petite ville huppée de Californie, où tout le monde a une maison d’architecte, un salaire exorbitant et une vue sur la mer. C’est bien plus qu’une énième histoire de meurtre ou qu’une version améliorée de Desperate Housewives avec casting grand luxe. C’est une série dramatique et sans enquête, un enchaînement de micro-événements qui se rejoignent dans le flot d’une grande violence. Et c’est, surtout, une série très féministe.

Lire la suite »