La Luciole Littéraire, épisode #009 : Publier un (premier) roman (Streetcast)

Hier, au moment d’enregistrer l’épisode hebdomadaire du streetcast, je publiais mon premier roman. Dans cet épisode, je vous parle donc de cette expérience, et de comment je l’ai vécue : qu’est-ce qui change après une première publication ? Comment traverse-t-on ce moment où le récit mouvant qui nous habite devient un objet tangible ? J’ai essayé d’aborder ces questions sous l’angle de la vie intérieure, il ne s’agit donc pas du tout d’un épisode de conseils pour jeunes auteurs et autrices (je n’ai d’ailleurs aucun conseil à donner!…) J’espère que ce streetcast un peu différent des autres, plus personnel et plus introspectif, vous plaira malgré tout – j’appréhendais un peu à l’idée de le publier !
Comme je le dis en fin d’épisode : si vous écrivez également, j’aimerais vraiment connaître votre impression concernant la publication, ou l’idée même de finir un récit, d’en écrire les derniers mots. Comment avez-vous vécu ce passage, ou comment l’envisagez-vous ? Craignez-vous un peu d’arriver à la fin ? N’hésitez pas à m’écrire (en commentaire sous cet article ou sur les réseaux sociaux) afin de partager votre expérience !

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Les lecteurs font-ils les livres?

Récemment, dans le cadre de ma thèse, je suis tombée sur un petit opuscule de Stanley Fish intitulé Quand lire c’est faire: l’autorité des communautés interprétatives. Stanley Fish est un professeur de lettres américain qui, d’après Marc Escola, « n’est autre que […] ‘le professeur de littérature le mieux payé de la planète‘ (le premier sinon le seul ‘littéraire’ à bénéficier d’un salaire annuel à six chiffres en dollars…) et l’homme de toutes les polémiques sur les questions de politique universitaire comme sur les sujets les plus brûlants du débat public nord-américain. » Voilà qui avait de quoi me rendre curieuse: l’ouvrage de Fish a donc fait partie des tous premiers documents que j’ai consultés à la BNF cette année.

Stanley Fish formule la thèse suivante: une œuvre littéraire n’a pas de sens univoque, d’interprétation parfaite et irréfutable; son sens dépend avant tout des lecteurs. C’est la communauté interprétative qui « fait » l’œuvre, qui lui donne un sens. Pour prouver cette théorie, le professeur va faire des expériences sur ses étudiants: et c’est là que ça devient assez rigolo.

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