Du théâtre symboliste à l’anticipation féministe : les meilleures lectures de 2018

Oui, je sais, je suis très en retard, et les bilans lecture de 2018 commencent déjà à disparaître dans les timelines au moment où je publie cet article! Mais tant pis, je suis très heureuse de partager avec vous ce nouvel article parsemé de pépites littéraires. L’année dernière, je vous proposais 7 lectures favorites en 2017, et j’ai envisagé, cette année, de vous proposer les « 8 lectures favorites de 2018 » dans un pur souci de symétrie, mais la perspective des « 0 lectures favorites de 2020 » m’a quelque peu découragée! J’abandonne donc cette obsession des chiffres et vous livre dans cet article les lectures les plus marquantes de mon année 2018, sans aucun ordre de préférence, mais en essayant, malgré tout, de faire preuve d’un peu de diversité (littérature générale, littératures de l’imaginaire, théâtre, etc.). J’ai volontairement mis de côté les œuvres dont on a déjà beaucoup parlé cette année, comme les essais de Mona Chollet, par exemple, qui m’ont passionnée, mais qui ont déjà été commentés si souvent sur les différents réseaux que je ne vois pas ce que je pourrais en dire de plus. Et pour ceux et celles qui me suivent sur Instagram : j’ai repris le contenu de certaines de mes publications écrites sur le vif, car mes souvenirs de ces lectures sont parfois quelque peu lointains!

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La Luciole Littéraire, épisode #002 : Le Rêve du Celte (Streetcast)

Me voici de retour pour le deuxième épisode du streetcast, consacré à une lecture très marquante de mon année 2018 : Le Rêve du Celte, de Mario Vargas Llosa, auteur péruvien ayant reçu le Prix Nobel de littérature en 2010. L’œuvre se penche sur la biographie de Roger Casement, consul d’Angleterre engagé dans la lutte anticolonialiste ainsi que dans le combat pour l’indépendance irlandaise, et pendu pour haute trahison en 1916. Je profite de cet article pour répéter mon avertissement : il s’agit d’une œuvre très dure, qui revient en détails sur l’horreur de la colonisation et ne prend aucun détours pour relater des actes d’une grande violence. Je la recommande  pour son intérêt documentaire et pour les questionnements qu’elle offre sur les figures historiques controversées, mais je conseille malgré tout de la lire par fragments, de faire des pauses.

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La Luciole Littéraire, épisode #001: Créatrices en 1900 (Streetcast)

Une nouvelle aventure commence pour le blog ! J’ai en effet décidé de compléter le contenu que je publie ici par un streetcast, format que j’ai découvert récemment et qui m’a tout de suite enthousiasmée. Si vous ne le connaissez pas encore, le streetcast est un podcast au format court, enregistré de façon très minimaliste, juste avec une application smartphone et un kit mains libres. Pas de matériel spécifique ou de montage compliqué… Je n’avais donc aucune excuse pour ne pas me lancer! J’ai intitulé ce streetcast La Luciole Littéraire, pour faire pendant à ce blog, et je vous parlerai dans ces épisodes de mes impressions de lecture « sur le vif », ou de pensées diverses en rapport avec la littérature et l’écriture, sans préparation particulière. L’objectif est vraiment de fournir un contenu improvisé et naturel, aux antipodes des articles que je publie ici, que je prends beaucoup de temps à écrire, relire et corriger. Ces deux formats, articles rédigés et streetcasts improvisés, me semblent tout à fait complémentaires!

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De l’intrication du féminisme & de la défense des objets culturels dits « populaires »

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps (merci! 🙂 ), vous aurez remarqué qu’il se concentre principalement sur deux axes : le féminisme et les objets culturels considérés comme « populaires » (séries télévisées et « mauvais genres » littéraires, principalement.) J’ai hésité, en créant ce blog, à le restreindre à seulement l’une de ces deux questions, dans un souci de clarté, de « ciblage » du lectorat… J’ai donc procrastiné un moment sur ma « ligne éditoriale » avant de me lancer. Et j’ai finalement décidé de traiter ces deux problématiques quand j’ai pris conscience de leur enchevêtrement. En effet, si les « mauvais genres » et les objets culturels populaires en général bénéficient souvent d’un traitement dédaigneux ou d’une invisibilisation, le phénomène prend une ampleur toute particulière quand on touche à des œuvres assimilées à une culture dite « féminine » : littérature sentimentale, comédies romantiques, magazines féminins, tutos make-up, etc. Dans le grand bain de fange où l’on traîne souvent les objets culturels populaires, les œuvres considérées comme « féminines » sont celles qui raclent le sol de plus près : elles reçoivent à la fois le mépris dû à leur statut « non-académique » et la condescendance misogyne. C’est de cela que je vous propose de discuter un peu dans cet article  – de la façon dont la culture considérée comme « féminine » écope toujours de la double peine.

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Le « Skyler White Effect »: les épouses de fiction ont-elles le droit de ne pas se laisser piétiner?

Cet été, en revenant  de mes vacances champêtres et en découvrant que la nouvelle saison de Better Call Saul était sur le point d’arriver, je me suis replongée, au moins pour quelques épisodes, dans le visionnage de Breaking Bad. Bien entendu, ce n’est jamais la même chose que de revoir, de relire, ou de réécouter une œuvre que l’on a aimée jadis. Comme nous l’investissons de nos valeurs et de notre lecture du monde, nous la percevons toujours de façon nouvelle ; mais je ne vous reparlerai pas ici de la façon dont les lecteurs/spectateurs créent (en partie) les œuvres qu’iels consomment. Je vous parlerai plutôt de ce qui m’a frappée en visionnant cette série pour la seconde fois : l’extraordinaire personnage de Skyler White, et ce qu’il a révélé de notre jugement des femmes, des mères et des épouses dans la fiction.

J’annonce d’emblée que je vais devoir spoiler allègrement pour écrire cet article, alors si vous n’avez pas vu cette excellente série, je vous conseille fortement de vous arrêter là, et de lancer Netflix. Promis, vous ne devriez pas regretter l’expérience 🙂

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Lectures de vacances: le divertissement est-il consensuel?

Il est venu le temps des pique-niques, des barbecues, des piqûres de moustique et des coups de soleil, et avec lui, dans le petit monde littéraire d’internet,  le moment des Summer PAL et des challenges estivaux. Les articles du type « 5 romans à lire cet été » ou « Le top 10 des livres à feuilleter sur la plage » fleurissent dans ma timeline plus vite que les marguerites dans mon jardin, et j’ai décidé de succomber moi aussi à la tendance en vous proposant aujourd’hui un billet pour discuter de ces « lectures de vacances. » Quels livres nous propose-t-on dans ce type de d’articles ? Quels romans associe-t-on à l’idée de détente, de « lecture plaisir », et ce concept même est-il valable? Et pour la touche personnelle : quels livres vais-je mettre dans ma valise cet été?

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The Buffy Review – Saison 1, épisode 6: thérianthropie, bullying et tentative de viol

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas publié ici, et je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode de The Buffy Review, où nous allons décortiquer l’épisode 6, The Pack (La meute en français), qui est, à mon sens, l’un des plus intéressants et des plus sombres de cette première saison. On y croise des hyènes, des adolescents désagréables, un gardien de zoo sacrément allumé et un mignon petit cochon. En espérant que ce programme vous tente, lançons-nous dans l’analyse!

Tout commence lors d’une sortie scolaire au zoo de Sunnydale, au cours de laquelle nous faisons la connaissance d’un charmant groupe de quatre harceleurs.ses qui essaient de se moquer de Buffy avec des punchlines assez minables (il faut dire que c’est assez dur de battre notre chère Tueuse dans ce domaine.) Comme ces quatre trublions ne sont pas nommés une seule fois au cours de l’épisode, je me contenterai de les appeler « les bullies », et je suis sûre que vous me pardonnerez gentiment cette énième incursion du franglais sur le blog 😉

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Qu’est-ce qu’un « roman de gare »?

Le voici, le voilà! Sonnez hautbois, résonnez trompettes! L’article sur les best-sellers / romans de gare annoncé il y a des mois sur Instagram est enfin arrivé. Enthousiasme.

Celleux qui me connaissent savent bien que cette année, j’ai passé beaucoup, beaucoup de temps dans les gares, et notamment à la Gare du Nord. Celle-ci étant en plein travaux, la seule solution de repli pour ne pas attendre son train debout sous un panneau lumineux est d’aller traîner au Relai et de regarder les livres. C’est ainsi que je me suis aperçue que je n’avais lu, en fin de compte, quasiment aucune des œuvres présentées dans les rayons « meilleures ventes. » Ma curiosité naturelle a fait le reste: que sont, en vérité, les fameux « romans de gare » dont on entend si fréquemment parler comme s’il s’agissait d’un genre littéraire bien défini? De quel bois sont faits ces bouquins censés offrir, d’après l’acception courante, un divertissement facile? Je n’en savais rien. Je me suis donc lancée de le projet de lire plusieurs romans exclusivement trouvés dans les rayons « meilleures ventes » des gares que j’ai fréquentées ces derniers mois (Paris-Nord, Arras, Lille, Paris-Est.) Je ne peux bien entendu pas prétendre avoir fait une enquête exhaustive, mais j’espère que cet article présentera malgré tout quelques éléments de réponse à la question ultime: qu’est-ce qu’un roman de gare (suis-je la seule à me la poser?)

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Les confessions d’une sérievore, épisode 2: ces séries que j’adore détester

Tout bon sérievore a une au moins une série qu’il continue à regarder tout en la critiquant incessamment dès que l’occasion s’en présente. Fait-il semblant de la détester pour se donner l’air intelligent/hipster/non-conformiste (barrez toute mention inutile)? Ou a-t-il simplement une capacité de résistance incroyable au déplaisir télévisuel? Je ne saurais répondre pour tous les autres sérievores, mais dans mon cas, je dois admettre qu’il y a une vraie satisfaction à détester, décortiquer et critiquer méthodiquement, point par point, une œuvre de fiction déplaisante. Il m’est donc arrivée régulièrement de continuer à regarder des séries que je considérais comme authentiquement mauvaises pour la simple joie perverse de monter dans ma tête une argumentation assassine. Sacré vice!

Je m’emploierai donc aujourd’hui à vous en dire un peu plus sur ces séries que je prends un malin plaisir à calomnier avec une tasse de rooibos!

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The Buffy Review – Saison 1, épisode 5: gender, funérarium et rendez-vous manqué

Bonjour à tous.tes! On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article de The Buffy Review, avec un épisode très intéressant sur les identités de genre!

L’épisode commence par une scène de combat nocturne: Buffy, comme souvent, « patrouille » dans les cimetières afin de tuer des vampires, en compagnie de Giles qui commente sa technique. Mais cette fois-ci, quelque chose les interpelle: le vampire en question porte une bague ornée d’un étrange symbole, un soleil et trois étoiles. Comme on l’apprendra bientôt, il s’agit du signe de l’Ordre d’Aurelius, sorte de secte vampirique dédiée à la protection d’un élu puissant, « The Anointed One. » Vous l’aurez compris: tout cela ne présage rien de bon! Mais Buffy, dans cet épisode, a d’autres soucis en tête: elle a fait la connaissance d’un garçon, nommé Owen, qui lui plaît particulièrement, et souhaite sortir avec lui au lieu d’enquêter

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