La Luciole Littéraire, épisode #12 : Lire des nouvelles (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode, je vous propose un questionnement sur nos pratiques de lecture contemporaines, et notamment sur le quasi-déclin de la nouvelle. Comment se fait-il que cette forme courte ne soit pas préférée au roman, dans un monde où l’on déplore sans cesse le manque de temps ? Pourquoi la nouvelle n’a-t-elle pas naturellement trouvé sa place dans nos existences souvent débordées ? Et n’y aurait-il pas un moyen de concilier l’usage du numérique avec un mode de lecture fragmentaire pour faire entrer plus de littérature dans nos vies ?

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Challenges de lecture : quantité ou qualité ?

Si vous êtes, tout comme moi, familiers de la sphère Booktube et des pratiques de lecture connectées, vous n’avez pas pu passer à côté de la vague des challenges, qu’ils soient saisonniers ou thématiques. Entre le Cold Winter Challenge, le Pumpkin Autumn Challenge ou, plus récemment, le Spring Flower Challenge, tous les moments de l’année sont rythmés pas ces aventures de lecture collective où, sous l’impulsion d’un.e influenceur.se, les lecteurs et lectrices remplissent leurs « menus » et concoctent des piles à lire mûrement réfléchies. Plus ponctuels, les week-ends à mille et les readathons viennent également s’ajouter à l’ensemble, en proposant des « sprints » de lecture très intenses, condensés sur une ou deux journées. Cette pratique du challenge a pour avantage de créer des interactions plaisantes entre lecteurs et lectrices sur des groupes Facebook dédiés (ou sur d’autres supports virtuels) et de recréer une forme de convivialité dans une pratique ordinairement plutôt solitaire. Pour autant, après avoir suivi quelques temps ces différents groupes, j’en suis venue à me demander si ces fameux challenges n’étaient pas, dans leur genre, des manifestations de la « passion accumulatrice » que j’évoquais déjà dans un précédent billet. Les challenges nous inciteraient-ils à valoriser le nombre de pages englouties plutôt que la qualité de l’expérience de lecture ?

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La Luciole Littéraire, épisode #011 : Les Œuvres qui consolent (Streetcast)

Paris est une fête (Ernest Hemingway) en novembre 2015, Notre-Dame de Paris (Victor Hugo) aujourd’hui… Avez-vous remarqué, vous aussi, que depuis quelques années, nous allons collectivement chercher des œuvres littéraires pour répondre aux tristes événements de l’actualité ? Est-ce une stratégie commerciale pour remettre en lumière des œuvres « classiques » et mieux les vendre, ou un véritable besoin de réconfort ? Et que penser des romans « feelgood », censés nous procurer un soulagement immédiat ? Et vous, vers quels œuvres vous tournez-vous dans les moments difficiles ?

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La Luciole Littéraire, épisode #010 : Ma Double vie (Streetcast)

Déjà le dixième épisode du streetcast ! Dans celui-ci, je vous présence Ma Double vie, l’autobiographie de « la Divine » Sarah Bernhardt, dont je vous parlais déjà dans le premier épisode du streetcast. Première « star » au sens moderne du terme, elle a interprété des rôles emblématiques sur les planches de l’Odéon et de la Comédie française, travaillé comme infirmière militaire pendant la guerre, voyagé dans le monde entier pour faire entendre sa voix, et défrayé la chronique par sa vie tumultueuse et son caractère bien trempé. J’ai été passionnée par son autobiographie, qui propose une véritable fresque du monde artistique du tournant du siècle, et qui se lit avec beaucoup de plaisir grâce à style à la fois vivant et élégant. J’espère que la présentation de ce personnage hors du commun vous intéressera!

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La Luciole Littéraire, épisode #009 : Publier un (premier) roman (Streetcast)

Hier, au moment d’enregistrer l’épisode hebdomadaire du streetcast, je publiais mon premier roman. Dans cet épisode, je vous parle donc de cette expérience, et de comment je l’ai vécue : qu’est-ce qui change après une première publication ? Comment traverse-t-on ce moment où le récit mouvant qui nous habite devient un objet tangible ? J’ai essayé d’aborder ces questions sous l’angle de la vie intérieure, il ne s’agit donc pas du tout d’un épisode de conseils pour jeunes auteurs et autrices (je n’ai d’ailleurs aucun conseil à donner!…) J’espère que ce streetcast un peu différent des autres, plus personnel et plus introspectif, vous plaira malgré tout – j’appréhendais un peu à l’idée de le publier !
Comme je le dis en fin d’épisode : si vous écrivez également, j’aimerais vraiment connaître votre impression concernant la publication, ou l’idée même de finir un récit, d’en écrire les derniers mots. Comment avez-vous vécu ce passage, ou comment l’envisagez-vous ? Craignez-vous un peu d’arriver à la fin ? N’hésitez pas à m’écrire (en commentaire sous cet article ou sur les réseaux sociaux) afin de partager votre expérience !

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La Luciole Littéraire, épisode #008 : Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode du streetcast, je vous explique enfin pourquoi, dans mon premier épisode consacré à Créatrices en 1900 de Charlotte Foucher-Zarmanian, j’employais les termes d‘autrice, peintresse et sculptrice, et surtout, je vous présente un ouvrage passionnant : Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin! d’Eliane Viennot, professeure de littérature française du XVIème siècle. Vous y découvrirez que la langue parlée avant le XVIIème était nettement plus inclusive que le français contemporain, et que les membres de l’Académie française qui ont qualifié en 2017 l’écriture inclusive de « péril mortel » n’étaient globalement pas très renseignés. S’ils se sont rachetés cette année en se prononçant en faveur de la féminisation des noms de métiers, n’oublions pas qu’ils y ont résisté pendant des siècles – alors même que ces termes féminins précédaient la création de l’institution, et qu’ils ont été progressivement supprimés par des grammairiens tous plus misogynes les uns que les autres. Alors, êtes vous prêt.e.s à embrasser l’écriture inclusive, vous aussi ? 🙂

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Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

Cette année, au moment de la mort de Karl Lagerfeld, nous avons été nombreux.ses à voir passer des photos de sa spectaculaire bibliothèque, empilement impressionnant de centaines de livres rangés d’une manière très esthétique. Lors de la diffusion de ces images, j’ai vu naître, sur les réseaux sociaux, des discussions assez variées, de ceux et celles qui s’extasiaient devant cette architecture bibliophile aux autres qui soulignaient la dimension peu pratique de ce rangement, et aux autres encore qui critiquaient l’extrême matérialisme de ce rapport à la lecture, directement fondé sur la possession. Ces différents échanges m’ont particulièrement intéressée. Le minimalisme est en effet dans l’air du temps : sans même parler de Marie Kondo (dont la démarche n’est d’ailleurs pas tout à fait minimaliste, d’après ce que j’ai compris) ou des autres théoriciens et théoriciennes du rangement, qui ne représentent que la façade « visible » du mouvement, je vois autour de moi de nombreuses personnes qui s’interrogent de plus en plus sur leur rapport à la consommation et aux objets. Et il s’agit, me semble-t-il, d’un questionnement nécessaire : dans un monde qui nous bombarde chaque jour d’incitations à l’achat, qui produit des milliers d’objets jetables, qui suscite des sensations de manque artificielles ou crée insidieusement des complexes pour pousser sans cesse le consommateur et la consommatrice à dépenser tout son salaire dans des babioles ou des cosmétiques, il est indéniablement utile de se remettre un peu en question quand on flanche de désir devant un nouveau gadget technologique ou un nouveau petit carnet. Comment envisager la passion pour la lecture, et le souhait constant d’enrichir sa bibliothèque de nouveaux livres, avec ce questionnement sur la possession matérielle et les habitudes de consommation ?

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La Luciole Littéraire, épisode #007 : Les Jardins statuaires (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode, je vous parle d’une œuvre passionnante et atypique : Les Jardins statuaires de Jacques Abeille, premier tome du Cycle des contrées. Il s’agit d’une œuvre originale et très riche, entre fantasy, surréalisme et conte philosophique. Petit avertissement avant de commencer : il s’agit de mon « épisode de la honte« , puisque je fais une erreur monumentale au début du streetcast (l’œuvre a bien été publiée en 1982, pas en 1882!), et que le frottement de mon gilet contre le micro a occasionné quelques petits bruits désagréables au fil de l’enregistrement! Toutes mes excuses pour ces petits accrocs… J’espère malgré tout que mes bêtises ne vous empêcheront pas de vous intéresser aux Jardins statuaires, car il s’agit d’un texte passionnant qui aborde à la fois la question du choc culturel, de la civilisation, de la place des femmes et de l’organisation des structures familiales, mais aussi des questionnements plus philosophiques autour de la naissance de l’œuvre d’art et du travail de l’écrivain. C’est un récit profondément atypique, qui n’a pas trouvé son public au moment de sa première publication, mais qui a désormais trouvé une résonance particulière chez amateurs de fantasy, et qui nous permet réellement de nous questionner sur les notions de genres et de « mauvais genres. »

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La Luciole Littéraire, épisode #006 : Lire de la poésie (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode du streetcast, je change un peu la formule, et au lieu de vous recommander un livre, je vous parle un peu de mes propres pratiques de lecture, et de ma manière de lire de la poésie. Alors que le roman domine aujourd’hui le monde littéraire, je trouve qu’il est important de parler des autres genres et de s’interroger sur la façon dont ils s’intègrent à nos pratiques de lecture contemporaines et très connectées. Je vous parle également du nouveau mouvement des poétesses d’Instagram, que je trouve très intéressant, et qui permet d’insérer des pauses poétiques dans notre quotidien.

J’aimerais beaucoup créer avec vous un challenge autour de la lecture de poésie : nous pourrions nous recommander des recueils, nous échanger nos poèmes favoris, partager nos expériences de lecture, etc. Si l’idée vous intéresse, n’hésitez pas à commenter cet article ou à me contacter sur les réseaux sociaux!

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La Luciole Littéraire, épisode #005 : Le Mur invisible (Streetcast)

Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel épisode du streetcast consacré à un roman magnifique : Le Mur invisible de Marlen Haushofer, un texte inclassable, entre fiction post-apocalyptique, récit de survie, nature writing, écoféminisme et introspection. J’ai découvert ce roman grâce à Diglee, illustratrice et autrice connue pour son engagement féministe, qui a partagé son coup de cœur pour cette œuvre via Instagram. La recommandation de Diglee a suscité une véritable émulation sur les réseaux sociaux, et ces dernières semaines, j’ai vraiment vu s’accumuler les messages et les stories concernant Le Mur invisible. D’après cet article du Huffington Post, Diglee aurait reçu plus de mille messages de ses abonné.e.s concernant le roman, l’œuvre est passée dans le top des ventes en littérature allemande sur Amazon, et s’est retrouvée très vite en rupture de stock chez Actes Sud, qui a dû commander une réimpression… Le Mur invisible est devenu un véritable phénomène. Et je dois dire que si, par le passé, ces « tendances littéraires » ont pu me rebuter, j’ai été, cette fois-ci, très heureuse que les réseaux sociaux me permettent de découvrir une œuvre aussi prenante et belle. Bookstagram dans tout ce qu’il a de meilleur!

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