La Luciole Littéraire, épisode #12 : Lire des nouvelles (Streetcast)

Dans ce nouvel épisode, je vous propose un questionnement sur nos pratiques de lecture contemporaines, et notamment sur le quasi-déclin de la nouvelle. Comment se fait-il que cette forme courte ne soit pas préférée au roman, dans un monde où l’on déplore sans cesse le manque de temps ? Pourquoi la nouvelle n’a-t-elle pas naturellement trouvé sa place dans nos existences souvent débordées ? Et n’y aurait-il pas un moyen de concilier l’usage du numérique avec un mode de lecture fragmentaire pour faire entrer plus de littérature dans nos vies ?

Quelques références citées dans l’épisode :

  • Les anthologies Emblèmes et Emblémythiques des éditions de l’Oxymore (à dénicher chez les bouquinistes)
  • La série Chroniques verticales chez Realities Inc.
  • L’application Rocambole

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5 commentaires

  1. Ah il va falloir que je l’écoute celui-là, je suis curieuse de ce que tu vas dire sur Rocambole.
    Personnellement, j’ai toujours eu du mal avec les nouvelles. Le format est trop court, je reste sur ma faim : soit ça reste trop en surface et je n’accroche pas parce que je n’arrive pas à m’attacher à l’intrigue ou aux personnages, soit au contraire l’histoire est top et je suis frustrée qu’elle se termine si vite.

    Ce que je trouve sympa en revanche, ce sont les nouvelles qui viennent broder sur l’univers d’un roman pour explorer certains pans plus en détails (comme les fanfictions, finalement !). Robin Hobb a fait ça sur l’univers des Aventuriers de la Mer, je sais que Stéphane Arnier en propose aussi mais je ne les ai pas encore lues.

    1. J’ai peur de te décevoir pour le coup, je n’ai pas testé Rocambole donc je ne fais que citer son existence dans l’épisode! Mais je suis aussi intriguée par cette application, et j’aimerais bien lire des avis dessus 🙂
      Oui j’ai un très bon souvenir des nouvelles de Robin Hobb moi aussi! Mais je ne connais pas celles de Stéphane Arnier, j’essaierai d’aller voir, même si je n’ai pas l’habitude de lire des fanfictions 🙂

  2. Hello,
    Très sympa, comme thème de Streetcast !
    J’avoue avoir eu un sourire ravi à la mention des éditions de l’Oxymore, car c’est à travers leur revue et leurs anthologies que j’ai découvert tout le potentiel — merveilleux, renversant — de la nouvelle contemporaine dans les littératures de l’imaginaire. J’étais alors étudiante, encore impressionnée de ma rencontre, pendant les années collège et lycée, avec nombre d’artistes du 19e — rencontre qui s’était faite en partie à travers des recueils de nouvelles (pour ce qui est de Maupassant, Zola, Hoffmann, Pouchkine, Villiers de l’Isle-Adam, et j’en passe (plein ! :D)) Et là, le choc, ces anthos de l’Oxymore ! Je me rappelle les avoir parcourues, émerveillée, au rythme d’une nouvelle par trajet en métro ou RER, prenant le temps d’explorer l’impact de chaque texte… (du format court pour un trajet court aussi, mais avec des répercussions (parfois très) durables ^_^)
    Chaque lecteur est différent, et variées sont les expériences 🙂 Ainsi, pour moi, la lecture de nouvelles ne paraît pas plus fatigante que l’immersion dans un roman : une anthologie, ou un recueil, c’est la perspective jubilatoire & stimulante de découvertes et d’explorations multiples. J’achète toujours beaucoup d’anthos, pour explorer des thèmes qui m’intéressent ou m’intriguent, ainsi que les recueils de voix d’auteurs qui ont su attirer mon attention.

    Et pour ce qui est du feuilleton… je ne connaissais pas Chroniques Verticales, mais j’ai été carrément séduite par une entreprise similaire, en anglais, chez Serial Box (qui s’est fait une spécialité du feuilleton écrit) : une série d’épisodes (en 4 saisons) situés au sein de l’univers ‘Riverside’ créé par Ellen Kushner (cf, en France, le roman À la Pointe de l’Épée). Le résultat fut, pour ma part, aussi addictif qu’une bonne série sur Netflix ^_^

    1. Merci beaucoup! Je suis ravie que ce sujet de streetcast t’ait plu 🙂
      Aaah quelle joie de rencontrer une autre amatrice des anthologies de l’Oxymore! Maintenant que j’ai enfin réussi à rassembler toute la collection, je les chéris et les savoure à petit feu.
      Je suis très contente de lire une autre expérience de la lecture de nouvelles dans ton commentaire! Tout comme toi je trouve la lecture d’anthologies très stimulante, mais la partie de mon esprit qui aime le confort renâcle toujours un peu. J’essaie de lutter contre cette tendance paresseuse de mon cerveau et de lire malgré tout des recueils régulièrement!
      Je te remercie pour la recommandation de feuilleton! Je connaissais seulement Ellen Kushner pour Thomas le rimeur, que j’ai vraiment beaucoup aimé. Je note cette référence pour plus tard!
      A bientôt au fil de nos lectures, j’espère 🙂

  3. Je viens de tomber sur le Streetcast et je suis ravie de cette écoute. Tu soulèves beaucoup de questions intéressantes et ça m’apporte du grain à moudre.
    Globalement, je me suis lancée dans la lecture de nouvelles quand j’ai commencé à en écrire. J’en lis beaucoup moins que des romans (je dirais 1 pour 5 et encore). J’essaye d’en faire une habitude de lecture. Je suis assez d’accord avec ton hypothèse. Le confort. Il y a un côté cocon dans un bon roman. Une nouvelle, même excellente, ne l’apportera pas.
    Je vais aller jeter un coup d’oeil aux différentes références. Je n’en connais aucune. J’aime bien la piste du feuilleton. J’ai lu la biographie et regardé le documentaire Netflix sur Armistead Maupin il n’y a pas longtemps. Pourquoi ne pas revenir à cette forme (comme lectrice & autrice).

    Un grand merci pour ce streecast. Très instructif !

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