Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

Cette année, au moment de la mort de Karl Lagerfeld, nous avons été nombreux.ses à voir passer des photos de sa spectaculaire bibliothèque, empilement impressionnant de centaines de livres rangés d’une manière très esthétique. Lors de la diffusion de ces images, j’ai vu naître, sur les réseaux sociaux, des discussions assez variées, de ceux et celles qui s’extasiaient devant cette architecture bibliophile aux autres qui soulignaient la dimension peu pratique de ce rangement, et aux autres encore qui critiquaient l’extrême matérialisme de ce rapport à la lecture, directement fondé sur la possession. Ces différents échanges m’ont particulièrement intéressée. Le minimalisme est en effet dans l’air du temps : sans même parler de Marie Kondo (dont la démarche n’est d’ailleurs pas tout à fait minimaliste, d’après ce que j’ai compris) ou des autres théoriciens et théoriciennes du rangement, qui ne représentent que la façade « visible » du mouvement, je vois autour de moi de nombreuses personnes qui s’interrogent de plus en plus sur leur rapport à la consommation et aux objets. Et il s’agit, me semble-t-il, d’un questionnement nécessaire : dans un monde qui nous bombarde chaque jour d’incitations à l’achat, qui produit des milliers d’objets jetables, qui suscite des sensations de manque artificielles ou crée insidieusement des complexes pour pousser sans cesse le consommateur et la consommatrice à dépenser tout son salaire dans des babioles ou des cosmétiques, il est indéniablement utile de se remettre un peu en question quand on flanche de désir devant un nouveau gadget technologique ou un nouveau petit carnet. Comment envisager la passion pour la lecture, et le souhait constant d’enrichir sa bibliothèque de nouveaux livres, avec ce questionnement sur la possession matérielle et les habitudes de consommation ?

Avant toutes choses : sachez que cet article n’offrira aucune recette miracle (et oui, désolée!). La question de l’achat de livres est très complexe et je ne détiens pas la formule magique pour une consommation littéraire éthique : je ne suis honnêtement pas certaine qu’elle existe aujourd’hui. Je compte simplement soulever quelques questions que je trouve intéressantes, et essayer d’engager la discussion.

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Est-il nécessaire de posséder des livres ?

Je comprends très bien le questionnement de certain.e.s autour de la possession matérielle de livres : est-il en effet nécessaire d’avoir une bibliothèque gigantesque pour prouver que l’on est un bon lecteur ou une bonne lectrice ? Est-ce une question de représentation, de paraître, ou ces livres sont-ils tous vraiment lus, relus et appréciés ? Ce sont des questions que je me pose aussi, et j’admets avoir été parfois un peu gênée de voir des bibliothèques titanesques sur certaines vidéos Booktube ou comptes Bookstagram. J’ai du mal à comprendre l’intérêt des vidéos de type « bookshelf tour », qui se concentrent avant tout sur la quantité (affichage d’une profusion de livres) et non sur la qualité (peu ou pas du tout de propos sur le contenu des livres en question.) J’ai beaucoup de mal à adhérer à ce contenu alors que je cherche moi-même à maintenir une bibliothèque de taille raisonnable, en revendant ou en déposant à la boîte à livres les lectures que je n’ai pas réellement appréciées ou qui ne me seront pas utiles à l’avenir.

Cependant, j’ai tout autant de difficulté à adhérer aux recommandations minimalistes sur la question des livres. Si Marie Kondo préconise de se restreindre à 30 livres que l’on aime vraiment, elle est loin d’être la seule à conseiller la réduction, et je vois fleurir un peu partout des articles et vidéos minimalistes qui recommandent de donner ou de revendre ses livres et de privilégier les emprunts en bibliothèque (encore faut-il que ce soit possible dans son lieu d’habitation, certaines zones rurales isolées n’ayant guère de bibliothèques.) Après avoir écumé quelques articles sur la blogosphère concernant le rangement minimaliste de sa bibliothèque, j’en suis venue à la conclusion qu’aucun de ces blogueurs et blogueuses n’exerçait un métier en rapport avec la littérature, et que la plupart d’entre elleux considérait avant tout la lecture comme un divertissement. Effectivement, si la lecture n’est qu’une pratique de détente et de plaisir, qu’un livre n’est jamais relu, analysé, souligné et réinterprété, qu’il ne fait qu’offrir quelques moments plaisants avant d’être oublié ; je comprends parfaitement que l’on puisse s’en séparer.

Mais de mon côté, la littérature va bien au-delà du divertissement ! Tout d’abord car elle est mon métier, et ensuite, car elle est ce qui me donne envie de me lever le matin (mon « ikigai » comme diraient certain.e.s.) Posséder des livres, c’est vivre dans un espace physique qui reflète mon espace mental et qui le nourrit. Si je ne gardais que les livres nécessaires à ma thèse ou aux cours que je donne (et qui sont d’ailleurs susceptibles de changer d’une année sur l’autre!), je dépasserais déjà nettement les 30 livres préconisés par Marie Kondo – sans même parler du fait que je trouverais désespérément triste de ne vivre qu’avec des ouvrages « utiles » au sens professionnel du terme. Car au-delà des manuels de grammaire et des ouvrages théoriques, j’estime que la valeur artistique est tout aussi précieuse, et que vivre entourée des œuvres qui m’inspirent est nécessaire à ma propre pratique de l’écriture. Je ne souhaite pas pour autant être envahie de livres que j’oublie aussitôt lus : j’essaie de maintenir un équilibre. Je garde ce que j’aime, ce qui m’inspire, ou ce qui peut m’être utile professionnellement, et je revends et donne ce qui ne m’a pas particulièrement marquée. Je ne souhaite ni posséder une bibliothèque gigantesque, ni me restreindre à quelques jolies petites étagères minimalistes, ou les livres sont à égalité avec les bibelots et les objets de décoration.

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Faut-il continuer d’acheter des livres ?

Le problème de l’achat de livres est particulièrement complexe. J’ai déjà entendu des discours écologistes encourageant à l’achat d’occasion afin de ne pas dévaster les forêts, et c’est un argument compréhensible aujourd’hui. Cependant, inciter à n’acheter que d’occasion pose un autre problème non moins considérable : la subsistance des auteurs, des éditeurs et des libraires. Comment se restreindre à n’acheter que des livres d’occasion quand, en France, seulement 30% des auteurs gagnent suffisamment pour pouvoir être affiliés à l’Agessa (sécu des auteurs), et que parmi eux, 20% vivent en dessous du seuil de pauvreté ? * Quand tant de petites maisons d’édition ou de libraires indépendantes peinent à survivre, et, bien trop souvent, ferment leurs portes ? L’achat de livres numériques n’est pas non plus une solution. Certes, l’absence de papier est intéressante pour qui se soucie de la planète, mais en passant au tout numérique, c’est la profession des  libraires qui trinque (sans parler du fait que, dans bien des cas, le numérique enrichit les géants de type Amazon, dont l’éthique est franchement discutable.) Je ne parlerai même pas des ebooks illégaux en téléchargement gratuit, qui sont tout simplement honteux quand on sait à quel point il est difficile de vivre de sa plume aujourd’hui en France. Vraiment, si vous en téléchargez, prenez le temps d’y réfléchir. J’ai placé une alerte Google sur mon nom pour recevoir un mail quand je suis mentionnée quelque part, et sachez que la plupart des alertes que je reçois concernent des ebooks illégaux de mes écrits. Sachant que, pour le moment, les droits d’auteur les plus importants que j’ai reçus s’élevaient à 30 euros, ça fait (très) mal au cœur.

Alors comment faire pour acheter des livres de la façon la plus éthique possible ? Je n’ai pas de solution toute faite à ce problème, seulement une proposition de compromis. J’achète des livres neufs aux auteurs encore vivants, en particulier quand il s’agit d’auteurs encore peu reconnus, publiant dans de petites maisons d’édition indépendantes, etc. En revanche, quand il s’agit de grands classiques, dont les auteurs sont majoritairement décédés, j’achète d’occasion, ou je privilégie les ebooks légaux et gratuits quand les œuvres sont tombées dans le domaine public (mes relectures de Zola se font quasi-exclusivement sur ma liseuse.) Ce n’est qu’une possibilité parmi d’autres – à vous de trouver celle qui vous convient !

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En conclusion

J’espère que cet article vous aura semblé intéressant ! Comme annoncé : je n’ai pas de formule magique pour une consommation éthique et/ou minimaliste de livres. Je reste cependant persuadée que l’on peut avoir une consommation raisonnable, équilibrée, de biens culturels, en trouvant les compromis qui conviennent à nos pratiques de lecture.

Et vous, comment faites-vous ? Êtes-vous plutôt accumulateur.ice, ou minimaliste ? Ressentez-vous un attachement matériel à vos livres ? Comment conciliez-vous consommation éthique et lecture ?

* « Une étude menée en 2016 par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture a révélé que 80% des auteurs interrogés vivent grâce à des activités connexes. Mais ces revenus ne rentrent pas dans la ligne des droits d’auteur qui leur permettent d’ouvrir des droits à l’Agessa, la sécurité sociale des auteurs. Pour être affiliés, ils doivent déclarer des revenus équivalents à 900 fois la valeur horaire du Smic (8703€ en 2016). 30% seulement à y parviennent et 20% des auteurs interrogés vivent sous le seuil de pauvreté. » (source)

7 commentaires sur “Lecture & accumulation : peut-on être un lecteur ou une lectrice minimaliste ?

  1. Il y a plusieurs aspects autour de ces questions, et ma réponse portera donc sur plusieurs éléments :

    – Il faut différencier l’objet livre, qui réponds à certains objectifs, de la lecture dont les pratiques peuvent différer et potentiellement influencer le rapport au livre.

    Le livre est avant tout un dispositif de stockage et de transmission. Disposer d’un livre c’est donc pouvoir accéder à tout instant à son contenu (au moins physiquement, car la compréhension peut être bloquée par différents éléments tels que par exemple la langue). Posséder des livres nombreux est donc posséder à plus de contenus, lesquels peuvent être de la connaissance, une source de délassement ou la matière première pour la création de nouveaux contenus (recherche, inspiration d’auteur, …). Les lecteurs qui n’attribuent à leurs livres que la fonction de délassement n’ont pas besoin de la fonction stockage du livre, uniquement de la fonction transmission. Donc une fois celle-ci accomplie (l’ouvrage est lu) s’en séparer physiquement est tout naturel, de même que sa possession initiale n’était pas nécessaire.
    Les lecteurs qui font en revanche appel à la fonction de stockage peuvent non seulement tirer plus de leur livres mais ont en outre une raison de conserver les objets.

    – les ebooks : là encore plusieurs éléments. Le format du livre a un impact sur la manière dont on le (re)découvre (sérendipité, etc.), sur la manière dont on le « consomme », et sur la façon dont on le stocke. La manière de consommer est impactée tant sur le plan des lieux et temps de consommation (une liseuse/un gsm pour lire n’importe quand sans encombrement et passer au titre suivant sans attendre de rentrer à la bibliothèque physique choisir un nouveau titre) que sur la qualité de la lecture (mémorisation, etc…). La constitution d’une bibliothèque numérique n’est donc pas neutre.

    – Payer les livres : vu que je te rejoins dans le club des auteurs publiés (cf. http://www.riviereblanche.com/a-paraitre-f81-dimension-uchronie-2.html ) je suis d’accord que ce serait bien si je gagnais quelques 3 frans 6 sous de ma plume, sans même songer à en vivre. Toutefois il m’importe plus d’être lu, et si possible d’avoir un retour de la part des lecteurs, que d’être payé (il est vrai en large part parce que j’ai le confort d’avoir un job principal qui assure ma subsistance). En outre les études sur le piratage démontrent depuis longtemps que les plus gros pirates sont aussi les plus gros consommateurs de l’offre légale, et ce dans tous les domaines. Donc je ne m’en fais pas trop même si je sais que cela peut frustrer

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  2. Merci pour ces réflexions ! J’aime bien la solution que tu proposes.
    En ce qui me concerne, je me pose pas mal ces questions également. J’aime beaucoup être entourée de mes livres préférés, mais quand j’ai dû enchaîner quelques déménagements mon amour des livres numériques est monté en flèche 😁 Pareil au quotidien, mes étagères ne sont pas extensibles à l’infini. Et il y a aussi le fait qu’une liseuse est bien plus pratique à avoir dans son sac à main par rapport à un gros pavé broché.
    C’est surtout sur l’achat de BDs que j’essaie de me restreindre, car elles sont très encombrantes (et chères) en comparaison du temps qu’on passe à les lire. Pour les livres j’essaie d’alterner entre numérique et papier. C’est surtout quand je vais dans des salons que j’ai du mal à me limiter : cette offre immense de livres est tellement tentante, les auteurs sont là, on peut demander des dédicaces … Résultat, je craque souvent. Mais j’essaie en contrepartie de davantage donner/prêter/vendre mes livres pour compenser (surtout ceux que j’ai moins appréciés)

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  3. Je suis dans la même positions que toi : taraudée entre le désir de respirer un peu (il y a des bibliothèques partout, et même derrière les vêtements de la penderie) et la nécessité d’avoir mes livres autour de moi.
    Ma bibliothèque est à 70% (à la louche) composée des livres nécessaires à ma profession: m’en séparer me rendrait la vie assez compliquée, sans compter que beaucoup ne se trouvent pas en bibliothèque. Je suis assez stricte avec les romans : quand je viens d’en lire un, je sais tout de suite si j’aurai envie de le relire plus tard. Si non, eh bien j’ai le sac « à Gibert » et quand il est plein, je vais vendre ce que je peux. Quand j’ai énormément aimé un livre, sans encore savoir si j’envisagerai de le relire, je le garde, quitte à réexaminer la question plus tard.
    Il y a quelques années, j’ai fait une vaste opération de désherbage : j’ai vendu une quantité de livres, donné une partie à une association et donné une partie des livres spécialisés au labo où je travaille. Malheureusement, la nature a horreur du vide : l’espace dégagé a fini par être occupé par de nouveaux livres.
    J’ai aussi une liseuse qui m’accompagne au quotidien et en voyage mais il y a deux freins à passer au tout numérique : le prix des livres neufs français est identique à celui de l’exemplaire papier et je ne peux pas partager les fichiers informatiques (donc, je ne peux pas « prêter les livres »)… Le second inconvénient concerne les livres de « savoir », « professionnels » : sur la liseuse, pas de numéros de pages : on ne peut pas prendre de notes correctement. Si je prends un pdf et que je lis sur ordinateur, c’est trop fatigant pour les yeux à la longue.
    Je vais bientôt déménager, ce qui me permettra de trier encore plus sévèrement et… d’avoir une pièce en plus pour faire un vrai bureau/bibliothèque…

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    1. Merci pour ton partage d’expérience Kat! 🙂 Je suis d’accord avec toi pour les livres professionnels, la liseuse n’est pas toujours très pratique pour annoter, et la question des numéros de pages est un vrai problème! Je fais aussi régulièrement des opérations de désherbage littéraire… On respire un peu mieux après! ^^

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  4. Un sujet très intéressant, et qui montre à la fois la complexité de vivre en accord avec nos valeurs (qu’elles soient d’ordre écologique, éthique de travail, sociales etc.) et la difficulté de cerner ce qu’implique le « minimalisme ».

    L’idée de ces « bookshelf tours » pour moi montre bien le côté « j’achète donc je suis » de la société de consommation : l’étagère de livres devient une extension de l’identité du lecteur ou de la lectrice – une « preuve » de sa passion, de son érudition, de son appartenance à un certain groupe culturel, etc. C’est un phénomène que j’avais beaucoup observé en période pré-instagram dans le milieu geek : quand on allait jouer chez un(e) ami(e), il y avait toujours « l’étagère à geek » – qui se limitait parfois à effectivement une seule étagère, et prenait parfois tout un mur ou toute une pièce : qui montrait des manga, des livres, des jeux, des figurines collector etc.

    Dans ma vision de la simplicité, l’idée est de faire comprendre que ce n’est pas l’objet ou l’apparence qui compte, mais l’être – est-ce que nous lisons tous ces livres savamment arrangés pour instagram? Est-ce que c’est l’expression d’un centre d’intérêt, d’une passion et/ou de projets dont l’étagère fournie est une conséquence, ou est-ce que c’est une apparence qu’on se donne pour « montrer » par la collection d’objets qui on est?

    En d’autres termes ce qui compte, pour moi, ce n’est pas la quantité de livres qu’on possède mais pourquoi on les achète et pourquoi on en fait une jolie étagère à photographier.

    Ma vision personnelle des choses, c’est qu’on n’a pas besoin d’avoir pour être. Pas besoin d’avoir toutes les collections de la Pléiade pour être passionné de littérature. Ce sont les objets qui nous servent et pas l’inverse : à quoi servent ces livres? Sont-ils utiles ? (notes dans la marge, relectures régulières, inspirations pour l’écriture…) Sont-ils esthétiques et est-ce que ça fait plaisir de les voir sur l’étagère ? (ça peut être le cas de certains beaux livres par exemple)

    Et après la question de l’achat est épineuse comme tu l’as si bien soulevé dans l’article. Au final, on ne peut pas « faire tout bien ». Privilégier l’occasion, c’est mettre en danger une chaîne du livre déjà précaire, mais c’est plus écolo. En ce qui me concerne, c’est une question de choisir les valeurs qui importent à mes yeux et les prioriser, en faisant de mon mieux, toujours. J’ai tendance à acheter en neuf les livres de jeunes auteurs et jeunes maisons en salon par exemple, ou les livres de non-fiction que je vais être amenée à analyser, relire, citer dans de futurs articles ou podcasts… Et je garde mes livres préférés, qui m’ont touchée en tant que lectrice et autrice pour puiser de l’inspiration dedans à l’avenir. Mais ce n’est pas LA réponse, ce n’est que la mienne à mon niveau en fonction de mes valeurs et contraintes…

    Bref, sujet super intéressant qui soulève plein de sujets qui pourraient se décliner au-delà des livres dans beaucoup d’autres domaines autour des valeurs et contraintes de consommation 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup Florie pour ton passage sur le blog ! Je suis contente que cet article t’ait intéressée, d’autant que Simple&Cité est un de mes podcasts favoris, dont je ne loupe aucun épisode 🙂

      Je partage ton avis en ce qui concerne les « bookshelf tours », je pense effectivement qu’ils correspondent à une revendication identitaire (et je dis ça sans jugement aucun!) Je lis beaucoup de fan studies dans le cadre de ma thèse, et les pratiques accumulatrices des fans sont des phénomènes bien connus! Je me demande même, d’ailleurs, si les bibliothèques virtuelles de type Goodreads etc. y sont assimilables (même si la question des possessions matérielles ne se pose pas dans ce cas, on reste dans une démarche d’affichage de son identité de lecteur.ice.)

      Nous avons les mêmes pratiques lors des salons! Je suis toujours heureuse d’encourager les éditeurs indépendants et les jeunes auteurs. D’ailleurs, quand je vais à Livre Paris, je ne passe même pas devant les stands des grandes maisons d’édition, je file tout de suite dans les allées où se trouvent les petits éditeurs que j’apprécie !

      Merci d’avoir partagé ton expérience ici ! A bientôt j’espère 🙂

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